1er jour
Visite de l’Echappée Belle, des équipements à bord et notamment le matériel de sécurité. Les présentations étant faites, c’est parti pour le Frioul : premières sensations et prise en main du bateau. Le vent modéré nous permet de manoeuvrer les voiles tranquillement et de se familiariser avec le vent. La première escale se fait au port du Frioul, dans la rade de Marseille. A l’arrivée, nous partons pour une ballade dans la partie sauvage de cette île.

2ème jour
Route sur les calanques, par un vent d’ouest de 15 noeuds. La Méditerranée est chaude en septembre, et nous jetons l’ancre quelques heures dans la calanque de Sormiou. La distance de Marseille à Calvi est d’environ 150 milles (soit entre 24 et 30h avec la météo qui nous est favorable) et nous partons en début d’après-midi. Nous envoyons le spi dans des conditions idéales et le First 35 marche à 8,5 noeuds jusqu’à la nuit où nous décidons de prendre quelques heures de repos à Porquerolles pour traverser le lendemain.

3ème jour
6 heures du matin, tout le monde est sur le pont. Nous passons entre Port Cros et Porquerolles au lever du soleil. La première partie de la traversée se fait au portant (vent venant de l’arrrière). Les quarts se mettent en place le soir (roulement des équipiers pour assurer une veille permanente, obligatoire en mer), la nuit est belle et le ciel est dégagé. Le vent venant à manquer, nous sommes obligés de poursuivre au moteur. Vers 3h du matin, le phare de la Revellata est en vue, annonçant notre arrivée sur Calvi. Nous amarrons le bateau à quai vers 6 heures. L’aube apparait derrière les montagnes corses et nous prenons un petit déjeuner dans le premier café qui ouvre.

4ème jour
Journée de repos, entre sieste et ballade dans la citadelle et les environs de Calvi.

5ème jour
Le vent est léger et nous manoeuvrons dans la baie de Calvi. L’après-midi, nous allons dans un mouillage sauvage au sud de la pointe de la Revellata où nous sommes seuls et nous profitons de la tranquillité des lieux. Le paysage est magnifique. Un peu de théorie sur les techniques de navigation et la lecture des cartes coupent les plongées et l’exploration du mouillage... Seuls au monde, nous savourons l’instant présent.

6ème jour
La météo change et un vent de sud-ouest s’établit. La mer est formée au large du désert des Agriattes alors que nous faisons route sur St Florent, au sud du cap corse. Le vent atteint 30 noeuds dans la journée et les creux de 2 mètres nous permettent de surfer au largue avec 3 ris dans la grand voile et le génois roulé à moitié. Tout le monde est concentré à bord jusqu’à ce que nous rentrions dans le golfe abrité de St Florent.

7ème jour

8ème jour
La météo est capricieuse en Méditerranée et le vent a maintenant tourné au nord est. Cette nouvelle orientation du vent est bonne pour faire route sur le continent mais nous promet une mer croisée difficile. Nous quittons St Florent à 9 heures et le vent annoncé est rapidement au rendez-vous... la mer aussi. Au fur et à mesure que nous gagnons le large, les conditions se dégradent. A 14 heures, les creux atteignent 4 mètres et le vent 35 noeuds. La mer est un « champ de mine », les vagues créent par le vent de nord-est croisent la houle résiduelle de sud-ouest. Le spectacle est magnifique mais un équipier est malade et il est plus sage de faire demi-tour pour laisser passer le coup de vent. Après 30 milles cap au large nous faisons route vers Calvi, qui sera finalement notre base de départ pour la traversée vers le continent.

9ème jour
Le vent mollit et nous quittons la Corse le matin pour profiter de la fenêtre météo, cap sur Marseille. La traversée est plus sportive que lorsque nous sommes venus avec un vent entre 15 et 25 noeuds et encore un peu de mer. Le bateau marche bien et nous sommes au sud des calanques de Marseille le lendemain matin.

10ème jour
Après quelques heures de farniente dans la calanque de Morgiou, nous faisons route sur Martigues.

Cette croisière de 500 milles nous a permis de rencontrer tous types de conditions de vent et de mer, de la pétole (vent nul) au coup de vent (force 8). La variété des situations a permis aux équipiers d’apprendre à s’adapter et les manoeuvres de voiles ont été nombreuses (spi, réduction de voilure). La bonne humeur a été l’ingrédient de base et le fil conducteur de la croisière. Les escales, alternativement dans des mouillages sauvages et dans des ports, ont été l’occasion de renouer avec la terre et de profiter de lieux magnifiques avec une approche différente. Rendez-vous est pris pour la prochaine croisière !