Croisière - septembre 2005
Cédric - mardi 11 octobre 2005
Trois équipiers motivés, des expérience différentes de la navigation et dix jours pour naviguer au départ de Martigues : nous mettrons cap sur la corse. Au programme de cette croisière : apprendre les bases de la navigation (niveau équipier de pont) et passer des vacances dépaysantes, dans une ambiance détendue bien sûr...
1er jour
Visite de l’Echappée Belle, des équipements
à bord et notamment le matériel de
sécurité. Les présentations étant
faites, c’est parti pour le Frioul : premières
sensations et prise en main du bateau. Le vent modéré
nous permet de manoeuvrer les voiles tranquillement et de se
familiariser avec le vent. La première escale se fait au
port du Frioul, dans la rade de Marseille. A
l’arrivée, nous partons pour une ballade dans la
partie sauvage de cette île.
2ème jour
Route sur les calanques, par un vent d’ouest de 15 noeuds. La
Méditerranée est chaude en septembre, et nous jetons
l’ancre quelques heures dans la calanque de Sormiou. La
distance de Marseille à Calvi est d’environ 150 milles
(soit entre 24 et 30h avec la météo qui nous est
favorable) et nous partons en début
d’après-midi. Nous envoyons le spi dans des conditions
idéales et le First 35 marche à 8,5 noeuds
jusqu’à la nuit où nous décidons de
prendre quelques heures de repos à Porquerolles pour
traverser le lendemain.
3ème jour
6 heures du matin, tout le monde est sur le pont. Nous passons
entre Port Cros et Porquerolles au lever du soleil. La
première partie de la traversée se fait au portant
(vent venant de l’arrrière). Les quarts se mettent en
place le soir (roulement des équipiers pour assurer une
veille permanente, obligatoire en mer), la nuit est belle et le
ciel est dégagé. Le vent venant à manquer,
nous sommes obligés de poursuivre au moteur. Vers 3h du
matin, le phare de la Revellata est en vue, annonçant notre
arrivée sur Calvi. Nous amarrons le bateau à quai
vers 6 heures. L’aube apparait derrière les montagnes
corses et nous prenons un petit déjeuner dans le premier
café qui ouvre.
4ème jour
Journée de repos, entre sieste et ballade dans la citadelle
et les environs de Calvi.
5ème jour
Le vent est léger et nous manoeuvrons dans la baie de Calvi.
L’après-midi, nous allons dans un mouillage sauvage au
sud de la pointe de la Revellata où nous sommes seuls et
nous profitons de la tranquillité des lieux. Le paysage est
magnifique. Un peu de théorie sur les techniques de
navigation et la lecture des cartes coupent les plongées et
l’exploration du mouillage... Seuls au monde, nous savourons
l’instant présent.
6ème jour
La météo change et un vent de sud-ouest
s’établit. La mer est formée au large du
désert des Agriattes alors que nous faisons route sur St
Florent, au sud du cap corse. Le vent atteint 30 noeuds dans la
journée et les creux de 2 mètres nous permettent de
surfer au largue avec 3 ris dans la grand voile et le génois
roulé à moitié. Tout le monde est
concentré à bord jusqu’à ce que nous
rentrions dans le golfe abrité de St Florent.
7ème jour
8ème jour
La météo est capricieuse en
Méditerranée et le vent a maintenant tourné au
nord est. Cette nouvelle orientation du vent est bonne pour faire
route sur le continent mais nous promet une mer croisée
difficile. Nous quittons St Florent à 9 heures et le vent
annoncé est rapidement au rendez-vous... la mer aussi. Au
fur et à mesure que nous gagnons le large, les conditions se
dégradent. A 14 heures, les creux atteignent 4 mètres
et le vent 35 noeuds. La mer est un « champ de mine
», les vagues créent par le vent de nord-est croisent
la houle résiduelle de sud-ouest. Le spectacle est
magnifique mais un équipier est malade et il est plus sage
de faire demi-tour pour laisser passer le coup de vent.
Après 30 milles cap au large nous faisons route vers Calvi,
qui sera finalement notre base de départ pour la
traversée vers le continent.
9ème jour
Le vent mollit et nous quittons la Corse le matin pour profiter de
la fenêtre météo, cap sur Marseille. La
traversée est plus sportive que lorsque nous sommes venus
avec un vent entre 15 et 25 noeuds et encore un peu de mer. Le
bateau marche bien et nous sommes au sud des calanques de Marseille
le lendemain matin.
10ème jour
Après quelques heures de farniente dans la calanque de
Morgiou, nous faisons route sur Martigues.
Cette croisière de 500 milles nous a permis de rencontrer tous types de conditions de vent et de mer, de la pétole (vent nul) au coup de vent (force 8). La variété des situations a permis aux équipiers d’apprendre à s’adapter et les manoeuvres de voiles ont été nombreuses (spi, réduction de voilure). La bonne humeur a été l’ingrédient de base et le fil conducteur de la croisière. Les escales, alternativement dans des mouillages sauvages et dans des ports, ont été l’occasion de renouer avec la terre et de profiter de lieux magnifiques avec une approche différente. Rendez-vous est pris pour la prochaine croisière !




